De l'orthographe à l'ortograf

L'εspaçe de discussion sur l'avenir de l'écriture du françè
Nou some actuèlemen le 19 Juin 2018, 05:26

Heure¨ o forma UTC - 5 heure




Publié un nouvo sujè Répondre o sujè  [ 25 méssaje ]  Alé à la paje 1, 2, 3  Suivan
{ AUTHOR } Méssaje
 Sujè du méssaje: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 22 Jan 2011, 06:08 
Hor-ligne

Inscri le: 04 Nov 2010, 08:05
méssaje: 77
1) [OrAl + apostrof' sistématik'] Nouvo kod', égzanpl' : Je sui pour' un' vouayèl'.
2) [OrAl + e finale sistématike] Nouvo kode, égzanple : Je sui poure une vouayèle.
3) [OrAl + e finale sistématike + eu] Nouvo kode, égzanple : Jeu sui poure une vouayèle.
4) [OrAl + e selon norme Littré] Nouvo kode, égzanple : Je sui pour une vouayèle, finaleman.
5) [OrAl + nn pour dénazalizé + jamé de e final] Nouvo kod, égzanpl : Je sui pour unn vouayèl.
6) [OrAl + e pour dénazalizé + jamé de e final] Nouvo kod, égzanpl : Je sui pour une vouayèl.
7) [OrAl + ' pour dénazalizé + jamé de e final] Nouvo kod, égzanpl : Je sui pour un' vouayèl.

[OrAl + e selon norme Littré]
Sé sink kode son égaleman akséptable, mé le mélanje de 4) et 6) tèl ke vou le pratiké isi è tré fatigan a lire.
On pèr le réflèkse d'antandre la konsone finale kan on li, par egzanple : "varyant", "diférans"...

Le kode 4) é le plu bo, mé n'a pa de lojike fonétike.
Lé kode 3) 6) é 7) on chakun leur une exception fonétike sinple.
É seul lé kode 1) é 5) son fonétike.

A vou de chouazir, vouz avé droua a troua kode diféran -mé klouazoné- si vou voulé !
Vou pouvé fère dé ta de sondaje é de sou-sondaje sur se forom.
Mé si vou ne chouazisé pa, orevouar.

Coman ékrivé vou : É finaleman, s'é un jeu feune pour lé jeune.

8) [OrAl ö ē] Nouvo kode, ēgzanple : Jö sui poure une voiyēle. Ē finalöman, s'ē un jö föne poure lé jöne.
(jö prononse 'finalman' mē jö panse 'finalöman', ke di lö Larouse ?)
Sa mö sanble ētre lö mēyöre konpromi poure une ortografe fonētike unifiē.
La söle otre solusyon kö jö voi, plu rēaliste, s'ē dö suivre striktöman une norme pasifikatrise, kome "lö Litrē" pare egzanple.

9) [OrAl sans accent] Nouvo kod, egzanpl : jeu sui pour un' voiyel. E finaleuman, s'e un jeu feun' pour le jeun'.
(Jeu pronons "finalman" me jeu pans "finaleuman", keu di leu Larous ?)
Sa meu sanbl etr leu meyeur konpromi pour un' ortograf fonetik unifie.
La seul otr solusyon keu jeu voi, plu realist, s'e deu suivr strikteuman un' norm pasifikatris, kom "leu Litre" par egzanpl.

9) [Orthographe 1936] Nouveau code, exemple : je suis pour une voyelle. Et finalement, c'est un jeu fun pour les jeunes.
(Je prononce 'finalment', mais je pense 'finalement', que dit le Larousse ?)
Ça me semble être le meilleur conpromis pour une orthographe phonétique unifié.
La seule autre solution que je vois, plus réaliste, c'est de suivre strictement une norme pacificatrice, comme "Le Littré" par exemple.

Bon, je peux essayer de trouver un autre chemin. Par exemple, je m'habituer à l'OrAl tel qu'il est, et me contenter de demander de :
I) Ne jamais mettre de e à la fin des mots et dénasalisé le n par une apostrophe (un' bark).
II) respecter les e à l'intérieur des mots (mouveman).
III) se référer à une norme claire et ancienne pour fixer les é et les è, ainsi que les e et les eu si nécessaire.

Çiter:
Blanch resanti une si viv douler k'èl s'échapa
bruskeman dè lyin ki la retenè é d'un mouvman
rapid èl se présipita dan la mèr. On-n u bo lansé
une anbarkasion pour tanté de la ramné, lè vag
s'èlvèr é anportèr son kor pour toujour o fon dè-z o
du golf. Le kapitèn dè pirat kracha de dépi. Avèk la
disparision de Blanch un malèz se répandi parmi lè
manbr de l'ékipaj. Lè matlo korsèr avè bo ètr de
féros gayar, il-z étè supèrstisyeu. D'étranj
présantiman ajitè ler-z èspri. Le kapitèn lui-mèm
regrètè sa malereuz viktim. Il devin tasiturn.


http://www.lulu.com/items/volume_64/468 ... 681786.pdf

Par exemple, je ne comprends pas la logique dans la façon de transcrire ce texte.
Je veux une norme, mais comment puis-je écrire dans une norme que je ne comprends pas ?
Je dois finalement apprendre par coeur, comme avec l'orthographe ancienne.
Ça ne me dérange pas, mais pour accepter cette nouvelle norme j'ai besoin d'une autorité neutre.
C'est pourquoi je trouve géniale cette idée de se référer au Littré, notamment pour le e finaux.
Bon courage. En attendant que vous vous mettiez d'accord, je reste au Galaktik :-)

L'orthographe alternative qui s'imposera ne sera pas la plus parfaite, ce sera celle qui sera porté par la plus belle littérature et les plus beau blog.
Ce sera peut-être même l'oral, à condition qu'il accepte de se considérer comme une norme unificatrice, et non comme une ortographe phonologique, ou pire phonétique.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 23 Jan 2011, 19:17 
Hor-ligne

Inscri le: 04 Nov 2010, 08:05
méssaje: 77
Blanch resanti une si viv douler k'èl s'échapa
Blanch resanti un' si viv douleur k'èl s'échapa

bruskeman dè lyin ki la retenè é d'un mouvman
bruskeman dè lyin ki la retenè é d'un mouveman

rapid èl se présipita dan la mèr. On-n u bo lansé
rapid èl se présipita dan la mèr. On-n u bo lansé

une anbarkasion pour tanté de la ramné, lè vag
un' anbarkasion pour tanté de la ramené, lè vag

s'èlvèr é anportèr son kor pour toujour o fon dè-z o du golf.
s'èlevèr é anportèr son kor pour toujour o fon dè-z o du golf.

------------------------
------------------------

J'insist sur mé revandikasyon minimom:
1) un brun, un' blond : un' mèm lètr e ne doua pa sèrvir a tou !
2) eu/e rèst eu/e (sof si s'é un "e" final kasi-mué). Égzampl : un mouveman de douleur.
3) Lé tolérans (puisk'on ne peu s'an débarasé) son toléré, mè unikeman kom un kod klèreman séparé.
Se deusyèm kod rèst tré naturèl. Égzanpl : "cette" rèst "cette" é ne devyin pas "çètte"...


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 24 Jan 2011, 07:29 
Hor-ligne

Inscri le: 11 Déç 2009, 15:39
méssaje: 110
petilwar a écri:

J'insist sur mé revandikasyon minimom:
1) un brun, un' blond : un' mèm lètr e ne doua pa sèrvir a tou !
2) eu/e rèst eu/e (sof si s'é un "e" final kasi-mué). Égzampl : un mouveman de douleur.
3) Lé tolérans (puisk'on ne peu s'an débarasé) son toléré, mè unikeman kom un kod klèreman séparé.
Se deusyèm kod rèst tré naturèl. Égzanpl : "cette" rèst "cette" é ne devyin pas "çètte"...


La question de la lettre 'e' de la langue écrite française est très complexe.
j'en ai parlé quelques fois avec Signe qui supprime "presque" toutes les ' e ' et ne le rétabli, en place finale d'un mo que lorsqu'elle (la lettre 'e' contient une information importante dans la langue ( et non pas dans la prononciation du mot).
j'ai lu pas mal de "trucs" sur la lettre 'e' dans la langue française écrite...de nombreux linguistes, depuis de nombreuses années y travaillent- sur son statut "fluctuant", sa place, son rôle....

voici un passage que je retrouve:
Un problème épineux pour les apprenants du français qui ne date pas d'aujourd'hui..

Maurice Grammont, dans son Traité pratique de prononciation française soulignait deux défauts qui selon lui caractérisaient les locuteurs étrangers parlant français :
« Pour tous les étrangers la prononciation de l’e caduc est une des plus grosses difficultés. Ils commencent d’habitude par les prononcer tous. Puis, quand ils ont remarqué que les Français en suppriment un certain nombre, ils se mettent aussi à en supprimer, mais leur choix est rarement heureux. Or, il est moins choquant d’en prononcer un que l’on laisse tomber d’ordinaire dans la conversation, que d’en supprimer un que les Français ne suppriment jamais» (1922 : 7-8) .

Hubert Pernot, directeur de l'Institut de phonétique de la Sorbonne, accordait une grande place à la question ardue du e muet dans ses cours d'été qu'il dispensait dès 1925 à un public cosmopolite d'apprenants étrangers. Faisant référence aux lois et contraintes régissant le fonctionnement du e muet, Pernot préconisait la mémorisation de tous les contextes de chute facultative et de maintien obligatoire :
« Les Français les appliquent inconsciemment, mais les étrangers qui n’ont pas séjourné en France dans leur très jeune âge se trouvent, s’ils veulent parler tout à fait bien notre langue, dans l’obligation de les apprendre théoriquement et de les pratiquer ensuite avec persévérance, jusqu’au jour où ils sont en état de les appliquer sans avoir à y réfléchir » (1929 : 65).

Hélène Fouré, ancienne élève de Hubert Pernot, dans un compte-rendu consacré à l’article de ce dernier :
« La faute la plus commune chez l'étudiant étranger est souvent celle-ci : quel que soit le débit de la phrase, il supprime les ə qui se trouvent à la finale, il garde tous ceux qui sont à l'intérieur des mots : sa phrase manque alors de naturel, on entend de suite qu'il n'est pas français » (1932 : 632).


Si cela t'intéresse, je peux continue..
Mais , au final, ma position a été la suivante:

les recherches sur la lettre ' e' n'ayant pour l'instant pas abouti à un consensus, j'ai décidé de ne pas y toucher donc je la conserve dans le mot et aussi en place finale.

donc "une" en traditionnelle, s'écrit en moderne 'une' ...
Pour les étrangers qui apprennent la langue française comme langue étrangère donc et n'en ont pas appris la tonalité dès le ventre de leur mère, cela pose problème ( avec d'autres sons , aussi, que ne contient pas leur langue maternelle)
mais pour la population qui apprend la langue française comme langue maternelle, lorsqu'ils entrent dans l'écrit, cette même lettre ne leur pose pas problème car ils ont déjà appris auparavant quand et comment surtout leur entourage la prononce et ils la prononcent ainsi.

et par exemple, pour moi, cela purrait paraitre bizarre à un enfant dont les parents prononcent tous les 'e' en fin de mot -et l'enseignante de CP, aussi, comme c'est le cas chez nous, dans le sud de la France- d'apprendre à lire avec des livres écrits en Oral sans aucun 'e'.

Maitresse, Elle est où la lettre 'e' ?
Et bien, Chantale, l'auteur du livre l'a supprimée car il habite à Paris.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 24 Jan 2011, 18:11 
Hor-ligne

Inscri le: 04 Nov 2010, 08:05
méssaje: 77
[orthographe 1836]
Tes citations sont édifiantes. On peut donc mettre tous les e ou aucun pour simplifier, mais c'est en restant au statu-quo que l'on demeurerait finalement le plus près de la phonétique.

Cependant le "e" interne, même faible, est différent du e final. Il est censé être prononcé, par exemple dans une lecture de poème, même si on l'entends très peu dans certains mots dans une conversation courante. Le Littré place des apostrophes en fin de mot, alors qu'il maintient les e à l'intérieur des mots. Il distingue les sons e/eu/eû...

"Pour ne pa trahir lö Litré, moua jö söré parfoua örö de dispozé d'une lètre de plus. Brusköman, èle fi un mouvöman, é lé vage s'élövère dan la doulör : une, dö, troua..."

"Pour ne pa trahir lø Litré, moi jø søré parfoua ørø de dispozé d'une lètre de plus. Bruskøman, èle fi un mouvøman, é lé vage s'éløvère dan la doulør : une, dø, troi..."

Par ailleurs... Les sudistes ne prononcent-ils pas déjà des e où il n'y en a pas ? Exemple : nous sommeu frèreu et soeureu. Enfin, la prononciation des e final est un occitanisme, puisque les habitants de ces régions ont eu jusqu'à récemment une langue natale différente du français avec un accent tonique souvent placé sur l'avant dernière syllabe, et une finale claire en "ò" (plus rarement en "a" ou "eu").

Qui prononcent différemment le e discret selon que le mot soit au masculin ou au féminin ?
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=maternel&submit=Rechercher
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=joli&submit=Rechercher

Pourquoi l'OrAl élude parfois les "e" à l'intérieur des mots mais pas toujours ? (sur quelles règles ?)


Dernière édision par petilwar le 27 Jan 2011, 05:25, édité 2 foi o total.

Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 25 Jan 2011, 04:21 
Hor-ligne

Inscri le: 11 Déç 2009, 15:39
méssaje: 110
petilwar a écri:
[orthographe 1836]
Tes citations sont édifiantes. On peut donc mettre tous les e ou aucun pour simplifier, mais c'est en restant au statu-quo que l'on demeurerait finalement le plus près de la phonétique.

Cependant le "e" interne, même faible, est différent du e final. Il est censé être prononcé, par exemple dans une lecture de poème, même si on l'entends très peu dans certains mots dans une conversation courante. Le Littré place des apostrophes en fin de mot, alors qu'il maintient les e à l'intérieur des mots. Il distingue les sons e/eu/eû... "Pour ne pa trahir lö Litré, moua jö söré parfoua örö de dispozé d'une lètre de plus. Brusköman, èle fi un mouvöman, é lé vage s'élövère dan la doulör : une, dö, troua..."

Par ailleurs... Les sudistes ne prononcent-ils pas déjà des e où il n'y en a pas ? Exemple : nous sommeu frèreu et soeureu. Enfin, la prononciation des e final est un occitanisme, puisque les habitants de ces régions ont eu jusqu'à récemment une langue natale différente du français avec un accent tonique souvent placé sur l'avant dernière syllabe, et une finale claire en "ò" (plus rarement en "a" ou "eu").

Qui prononcent différemment le e discret selon que le mot soit au masculin ou au féminin ?
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=maternel&submit=Rechercher
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=joli&submit=Rechercher

Pourquoi l'OrAl élude parfois les "e" à l'intérieur des mots mais pas toujours ? (sur quelles règles ?)


Tu dis : "Les sudistes ne prononcent-ils pas déjà des e où il n'y en a pas ?"
, je ne pense pas vraiment...à part lorsqu'ils disent "foute" ou "foutebole" pour foot ou football, mais ce sont des mots anglais!
Dans l'orthographe actuelle, le lettre 'e' est présente, ce ne sont pas les "sudistes" qui la rajoute, ils ne font que la prononcer - ou pas, d'ailleurs - à leur manière ( comme les poètes pour avoir le nombre de pieds ou pas ...)

De toute manière, l'orthographe actuelle du français avec des 'e' dans les mots et également en place finale est la norme écrite actuelle; c'est toujours un code écrit, c'est à dire qui peut être prononcé de diverses manières suivant la région..jusqu'à l'humeur du locuteur ( s'il est pressé, même sudiste, il ne prononcera pas les 'e' à l'intérieur des mots !)..
quoi qu'il en soit, peu importe car un code écrit n'est pas fait pour être prononcé, en quelque sorte ( l'éloignement entre la prononciation et l'écriture pose un problème aux apprentis lecteur et scripteurs- car ils déchiffrent b+a =ba, mais les déjà lecteurs ne prononcent plus pour comprendre ce qu'ils lisent)
c'est bien pour cela que je le répète , un nouveau code écrit ne doit pas se focaliser sur la prononciation pour se définir.
un extrait de l(histoire de la langue française trouvé sur un site canadien d'ailleurs :

Çiter:
2 L'état de l'ancien français

L'ancien français a transformé considérablement la langue romane au point de la rendre méconnaissable.

2.1 Le système phonétique

L'ancien français présentait un système phonétique de transition très complexe, qui ne devait pas durer. Il possédait de nombreux sons ignorés aussi bien du latin et du roman que du français moderne. Cet ancien français du XIIe siècle se caractérise par la surabondance au plan phonétique. Il s'agit bien de surabondance plutôt que de richesse fonctionnelle, car si le nombre des voyelles et des consonnes demeure élevé, leur rendement phonologique s'avère faible.

La prononciation des consonnes
En finale de mot, la règle était de prononcer toutes les consonnes écrites. Cependant, les lettres n'avaient pas la même valeur qu'on leur donne actuellement. Ainsi, le -t final s'est prononcé [θ] (comme le th sourd de l'anglais) jusqu'à la fin du XIe siècle, dans des mots comme aimet, chantet et vertut; toutefois, ce [θ] constrictif est tombé en désuétude et il devait être rare dès le début du XIIe siècle. Contrairement à ce qui se passe en français moderne, tous les -s du pluriel se faisaient entendre. Par exemple, chevaliers et les omes (hommes) se prononçaient [tchëvaljèrs] et [lèzom-mës]. La lettre finale -z des mots tels amez (aimez), chantez, dolz (doux) avait la valeur de l'affriquée [ts]. Enfin, la lettre -l était mouillée (palatalisée) en [λ] en fin de mot: il = [iλ], soleil = [sòlèλ], peril = [periλ].

Rappelons que la période romane avait introduit la prononciation d'un [h] dit «aspiré» dans des mots d'origine francique comme honte, haine, hache, haïr, hêtre, héron. etc. Cette prononciation du [h] s'est atténuée au cours de l'ancien français, qui finira par ne plus écrire le h initial dans la graphie. Par exemple, le mot « homme» du français moderne s'écrivait ome (du latin hominem) en ancien français. Le h graphique a été réintroduit dans les siècles suivants soit par souci étymologique (p. ex. ome < lat. hominem > homme) soit pour interdire la liaison (p. ex. harnais, hutte, etc.).

L'un des traits caractéristiques de cet état de langue ancien résidait dans la présence des consonnes affriquées. Au nombre de quatre, elles correspondaient aux sons [ts], [dz], [tch] et [dj]comme dans djihad. Dans la graphie, elles étaient rendues respectivement par c (devant e et i) et -z en finale, par z à l'intérieur du mot, par ch, et par g (devant e et i) ou j (devant a, o, u). Le graphème ë correspond au son [e] neutre comme dans cheval ou chemin; en finale de mot, les e se prononçaient tous: cire, place, argile, d'où le [ë] dans le tableau ci-dessous.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 27 Jan 2011, 05:27 
Hor-ligne

Inscri le: 04 Nov 2010, 08:05
méssaje: 77
[Orthographe 1836]

En résumé, il me reste comme orthographe séduisante :
1) L'efficace -> OrAl court : sans aucun e quasi-muet final + un' + respect des anciens eu/e + norme consultable sur internet pour les é/è (Littré ?) ou macron toléré.
2) Le beau -> Littré pur : oi é/è/ê + e quasi-muet final selon ancienne orthographe (Littré) + e/eu/eû deviennent ø/ö
3) Le court -> Minimaliste galaktik :-p

A moins que tu m'explique, ykeul, pourquoi le Littré fait la différence entre "e" et "apostrophe" ?

Par ailleurs, pourquoi vouloir allonger le regroupement 'oi', qui souffre de très peu d'exception (s'é la oite qu'èl préfère), et qui n'est pas plus illogique que les regroupements 'an' ou 'ou' ? Et pourquoi ce faisant préfèré "oua" à "wa" qui est plus réaliste phonétiquement, et plus facile d'un point de vue international ? bouate


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 27 Jan 2011, 06:44 
Hor-ligne

Inscri le: 11 Déç 2009, 15:39
méssaje: 110
petilwar a écri:
[Orthographe 1836]

En résumé, il me reste comme orthographe séduisante :
1) L'efficace -> OrAl court : sans aucun e quasi-muet final + un' + respect des anciens eu/e + norme consultable sur internet pour les é/è (Littré ?) ou macron toléré.
2) Le beau -> Littré pur : oi é/è/ê + e quasi-muet final selon ancienne orthographe (Littré) + e/eu/eû deviennent ø/ö
3) Le court -> Minimaliste galaktik :-p

petilwar a écri:
A moins que tu m'explique, ykeul, pourquoi le Littré fait la différence entre "e" et "apostrophe" ?

Par ailleurs, pourquoi vouloir allonger le regroupement 'oi', qui souffre de très peu d'exception (s'é la oite qu'èl préfère), et qui n'est pas plus illogique que les regroupements 'an' ou 'ou' ? Et pourquoi ce faisant préfèré "oua" à "wa" qui est plus réaliste phonétiquement, et plus facile d'un point de vue international ? bouate


Petilwar, je ne peux pas faire parler Littré
mais par exemple

pour un "cap", il écrit kap' = un mot d'une syllabe CVC
pour une "cape", il écrit ka-p' = un mo de deux syllabes CV/CV

et c'est bien pour cela qu'il garde le 'e' à l'intérieur des mots, à mon avis, toujours.

Pour te faire une idée:
"seulement" => seu-le-man
"seule" => seu-l'
et
seul => seul ( sans même une apostrophe, je viens d'aller voir dans le Littré! peut-être un oubli...j'irai voir sur d'autres exemples..)

Pour le 'oi', tu ne peux le comparer au 'an' ou au 'ou'
'ou' ou "an" ne représente qu'un seul son
alors que 'oi' c'est deux.
...s'il existe des divergences pour le premier son présent dans 'oi', je crois que tout le monde est d'accord pour le second son présent dans 'oi' .... Tu es bien d'acoord qu'il s'agit du son que l'on représente habituellement en orthotraditionnelle par la lettre 'a', non ?

Après, on peut toujours faire le choix d'abandonner la règle qui voudrait un phonème <==> un graphème
ou "inventer" un signe pour les phonèmes/digramme. mais dans ce cas là, "oi" serait tout de même représenté par deuxsignes.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 29 Jan 2011, 07:18 
Hor-ligne

Inscri le: 04 Nov 2010, 08:05
méssaje: 77
Ykeul a écri:
je ne peux pas faire parler Littré, mais par exemple
pour un "cap", il écrit kap' = un mot d'une syllabe CVC
pour une "cape", il écrit ka-p' = un mo de deux syllabes CV/CV
[...]
"seule" => seu-l'
seul => seul ( sans même une apostrophe, je viens d'aller voir dans le Littré! peut-être un oubli...j'irai voir sur d'autres exemples..)


Mille merci Ykeul pour cet éclaircissement. Je n'avais pas compris la signification du tiret :-( On peut regarder aussi :
Pique -> pi-k'
Pic -> pik
Mais on pourrait aussi imaginer un mot qui sonne comme -> pik'
On distingue donc trois sons pi-k', pik', pik (mais pi-k n'existe pas, c'est logique, et c'est heureux).

Je croyais que, simplement, tout mot finissant pas e se transcrivait par une apostrophe.
Et que réciproquement tout mot sans e final, se transcrivait sans apostrophe.

Mais ton exemple cap->cap' / cape->cap-p' vient de tout faire tomber à l'eau et je me sens bien ridicule :-(
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/x ... uete=p3409

Concernant l'écriture phonétique, je me réfère non à ce que je prononce en langage courant, mais à ce que je prononcerais dans le cadre d'une lecture appliquée. J'observe que je prononce alors plus ou moins (ou pas du tout) certains e finaux, mais aussi que ma prononciation varie légèrement si je lis ainsi le même texte écrit en OrAl... La prononciation est par ailleurs, paraît-il, très variable d'une région à l'autre.

Quoi qu'il en soit, pour l'orthographe "moderne" il s'agirait donc de garder les finales de l'orthographe actuelle (un e ou une absence de e) sans référence ni à la phonétique, ni au Littré. Cela me semble un compromis intelligent, d'autant plus que l'on peut ainsi conserver sans artifices tous le corpus de poésies et de chansons des derniers siècles... et qu'on préserve au mieux les nuances actuelle, tout en préservant une naturalité bien plus agréable que la proposition d'OrAl avec tolérance, fausse bonne idée s'il en est (désolé Gugenheim, tout le monde peut se tromper, et il fallait essayer). Cependant, rendre sistématique l'absence de e (ou leur présence) ne me dérangerait pas.

Concernant les "e" à l'intérieur des mots, les choses sont plus claires : le Littré ne propose jamais d'apostrophe, mais distingue logiquement e,eu,eû.
Ces nuances de son ne sont presque jamais nécessaires à la compréhension ni à l'identité de la langue française, et sont assez souvent logiquement déductibles.
Et une lecture appliquée ne les élude jamais, quelle que soit la région où l'on se trouve (désolé Signe).
Quoi qu'il en soit le e intérieur n'est pas le e final, et il n'y a aucune raison de l'éluder.
Ni d'utiliser la même lettre pour écrire l'un ou l'autre. D'un point de vue phonétique. C'est juste plus naturel à nos yeux, c'est à dire plus habituel.

Je maintiens donc mon point de vue, tout en précisant "référence à l'orthographe ancienne" pour les e finaux.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 01 Fév 2011, 21:34 
Hor-ligne

Inscri le: 05 Juin 2009, 13:42
méssaje: 251
Çiter:
Concernant l'écriture phonétique, je me réfère non à ce que je prononce en langage courant, mais à ce que je prononcerais dans le cadre d'une lecture appliquée.
J'ajouterè "et lente".

Je ne vois pas pourqoi le 'e' finalne pourè pa ètre facultatif. En poézi, par èxenple, on rencontre 'encor' ou 'encore'. Dan la vi courante nou-z avon 'cuiller' é 'cuillère', etc.


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
 Sujè du méssaje: Re: Pour une norme klère konsèrnan lé E !!!
MéssajePublié: 05 Fév 2011, 06:45 
Hor-ligne

Inscri le: 11 Déç 2009, 15:39
méssaje: 110
Michou a écri:
Çiter:
Concernant l'écriture phonétique, je me réfère non à ce que je prononce en langage courant, mais à ce que je prononcerais dans le cadre d'une lecture appliquée.
J'ajouterè "et lente".

Je ne vois pas pourqoi le 'e' finalne pourè pa ètre facultatif. En poézi, par èxenple, on rencontre 'encor' ou 'encore'. Dan la vi courante nou-z avon 'cuiller' é 'cuillère', etc.



En france, j'ai pas souvent entendu la prononciation "cuiller" avec un 'er' qui se prononce 'é'.

On peut ajouter du "facultatif" à volonté, bien sur...
Mais , mon point de vue:
le facultatif, les tolérances discrédite le CODE.

Voilà, mais bien sûr que ce n'est pas interdit d' ajouter des "facultatifs"


Ho
 Profil Envoiyé un méssaje privé  
 
Afiché lè méssaje depui:  Trié par  
Publié un nouvo sujè Répondre o sujè  [ 25 méssaje ]  Alé à la paje 1, 2, 3  Suivan

Heure¨ o forma UTC - 5 heure


Qi è-t en ligne ?

utilizateur parcouran actuèlemen çe forom : Ocun utilizateur inscri é 1 invité


Vou ne pouvé pa publié de nouvo sujè dan çe forom
Vou ne pouvé pa répondre o sujè dan çe forom
Vou ne pouvé pa édité vo méssaje dan çe forom
Vou ne pouvé pa supprimé vo méssaje dan çe forom
Vou ne pouvé pa inséré de pièçe jointe dan çe forom

Rechèrché pour:
Soté vèr:  
cron
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Tradui par Louis Gugenheim