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De l'orthographe à l'ortograf • Voir le sujè - Premier projet : une réforme RADICALE

De l'orthographe à l'ortograf

L'εspaçe de discussion sur l'avenir de l'écriture du françè
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 Sujè du méssaje: Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 27 Fév 2013, 16:07 
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Lexique orthographique de base




À la fin du sujet "Les options d'une réforme orthographique", j'avais dit que je lancerai deux projets : l'un pour une réforme radicale, l'autre pour une réforme modérée. Je commence ici par la réforme radicale. Il s'agit bien sûr d'une orthographe essentiellement phonétique, sous réserve de quelques compléments.

Comme déjà dit, je suis sceptique sur les chances pour cette orthographe de se diffuser au-delà des SMS. Je pense qu'elle bouleverse trop les habitudes de lecture. Mais je peux me tromper. Et dans tous les cas, une orthographe phonétique est intéressante. Elle peut aussi servir de base à une réforme plus modérée.

Une orthographe essentiellement phonétique pose deux problèmes :

1) Établir des liaisons bijectives entre les sons et les lettres :
--- un son = une lettre (ou deux) / une lettre (ou deux) = un son

2) Régler le problème des homophones (a-à, ces-ses, mes-mais...) et des accords grammaticaux, quand ceux-ci ne s'entendent pas bien sûr. Faut-il les distinguer ou les indiquer : aucun, certains, tous ? Cela doit-il être obligatoire ou facultatif ? Faut-il prévoir deux orthographes parallèles ?

Pour le moment, je ne m'occuperai que du premier problème, strictement phonétique. Mais voici d'abord une série de définitions, prises en grande partie dans "L'orthographe française", par Nina CATACH, éditions Armand Colin (pages 16-17). Elles sont présentées dans un ordre logique, simplifiées aussi quelque peu...


GRAPHIE : manière personnelle d'écrire, en suivant une norme ou en l'ignorant.

ORTHOGRAPHE : manière d'écrire selon une norme usuelle ou officielle. Au 18e siècle, la norme était assez libre en France. Elle est devenue contraignante au 19e siècle, avec l'enseignement primaire obligatoire.
--- L'orthographe peut être par ailleurs lexicale (mots du dictionnaire) ou grammaticale (accords).


PHONÈME : encore appelé "son". C'est la plus petite unité distinctive de la chaine orale. Le mot oral "chat" comprend par exemple deux phonèmes (CH, A), plus une lettre muette (T) à l'écrit. Les phonèmes comprennent par ailleurs des voyelles et des consonnes (infra)...

MORPHÈME : encore appelé "monème". D'un point de vue sémantique, c'est la plus petite unité significative de la chaine orale. Par exemple, "pourchasser" comprend trois morphèmes : "pour", "chass", "er" (infinitif). Les syllabes ne correspondent pas tout à fait : "pour", "cha", "sser".

LEXÈME : lettre ou groupe de lettres sans équivalent oral, possédant une fonction distinctive. Les lettres en question permettent en particulier de distinguer les homophones, mots à la prononciation identique mais de sens différent. Cela permet une lecture plus rapide, sans faire appel au contexte.


GRAPHÈME : la plus petite unité phonétique et/ou sémantique de la chaine écrite. Par exemple, "pourchasser" comprend huit graphèmes : p / ou / r / ch / a / ss / e / r (infinitif). Les graphèmes se reconnaissent à leur fréquence, leur degré de cohésion et d'autonomie, leur rapport direct avec les phonèmes, enfin leur créativité linguistique (dérivés). À défaut, ce sont des sous-graphèmes ou des lettres hors-système. Parmi les graphèmes, on peut distinguer les phonogrammes, les morphogrammes et les logogrammes, sans compter des lettres hors-système. Voici leurs définitions en allant du centre du système orthographique à sa périphérie : éloignement croissant du principe phonétique, perception de plus en plus atténuée.

1) PHONOGRAMME : graphème chargé de transcrire un phonème (supra). Ce graphème peut comporter des variantes positionnelles : G dans "gare", GU dans "gué". La fréquence des phonogrammes varie par ailleurs beaucoup selon les phonèmes concernés. Le phonème È est par exemple transcrit à 67 % par les phonogrammes È et E ( celui-ci selon sa position), à 30 % par le phonogramme AI, les 3 % restants par Ê, EI et quelques autres phonogrammes...

2) MORPHOGRAMME : graphème notant un morphème (supra), sans pour autant qu'il soit forcément prononcé. Ce sont par exemple les marques de féminin/masculin, singulier/pluriel, radical/dérivé, préfixe, suffixe : le graphème "eau" (E en particulier) de "beau" pour annoncer "belle", le T de "petit" pour "petite", le S et le X finaux des mots au pluriel, le D de "cafard" pour "cafarder"... Les lettres finales se prononçant en liaison sont aussi des morphogrammes, ainsi Z dans "chez eux".

3) LOGOGRAMME : graphème notant un lexème (supra). Il permet de distinguer les mots à la prononciation identique, mais de sens différent. Ce sont des hétérographes homophones. Les logogrammes peuvent à la limite ne faire qu'un avec les mots concernés : tain, teint, thym... Ce sont alors des phonogrammes, car possédant une valeur phonétique. Mais parfois, il s'agit de simples lettres distinctives : par exemple, le H de "hère" par rapport à "ère".
Les logogrammes n'ont de toute façon pas de prononciation spécifique, contrairement aux morphogrammes prononcés. Ils sont aussi plus extérieurs au système orthographique, tel qu'il est perçu par les scripteurs. En effet, pour orthographier "correctement" un mot, le scripteur pense immédiatement aux mots de la même famille : en rapport avec les morphogrammes. Il n'envisage pas spontanément les mots se prononçant de la même façon, mais différant par le sens et l'orthographe : en rapport avec les logogrammes.

4) HORS-SYSTÈME : une lettre hors-système n'a aucune fonction phonographique, morphographique et logographique. Elle s'explique uniquement par des raisons historiques : étymologie ou pseudo-étymologie. Ce sont par exemple les lettres H de "adhérer" et "inhiber", rappelant alors respectivement les mots latins "haerere" et "inhibere". On pourrait aussi mentionner le changement de N en M avant B, M et P : "embarquer", "emmener", "emporter". Cela pour rappeler la prononciation latine sous Jules César ! La lettre M possède toutefois une fonction phonographique dans ces trois exemples, même si on pourrait la remplacer par N.


ARCHIPHONÈME : regroupe les phonèmes (sons) apparentés, dans un rapport exclusif par rapport aux autres phonèmes. Par exemple, que vous prononciez le AI de "maison" comme É (accent aigu), È (accent grave) ou Ê (accent circonflexe, long) n'a guère d'importance pour la reconnaissance du son. C'est d'ailleurs pourquoi certains proposent un accent unique sur les lettres E concernées : aigu, grave ou circonflexe indifféremment.

ARCHIGRAPHÈME : équivalent graphique de l'archiphonème. C'est une lettre, un digramme (deux lettres) ou même un trigramme (trois lettres), censé représenter un archiphonème et un seul. Cet archigraphème peut comporter un signe diacritique : accent, tréma ou cédille. La lettre O peut être par exemple choisie comme archigraphème pour les lettres O et Ô (accent circonflexe), le digramme AU et le trigramme EAU, représentant tous le même archiphonème. L'archigraphème AN sera choisi pour les digrammes AN et EN (même archiphonème).

IDIOTISME GRAPHIQUE : ne doit pas être confondu avec l'archigraphème. Ce sont des lettres, digrammes ou trigrammes correspondant chacun à des phonèmes bien distincts. On en distingue trois dans l'orthographe française : le digramme OI dans "loi" correspondant aux phonèmes W et A ; le trigramme OIN de "moins" avec les phonèmes W et IN ; la lettre X de "axer" (phonèmes K et S) et "examen" (phonèmes G et Z). Je rajoute personnellement le digramme GN, avec les phonèmes N et Y : "ognon", comme "onyon".


SYLLABE : groupe de sons prononcé par une seule émission de la voix. Une syllabe phonique est ouverte quand elle se termine par une voyelle prononcée : "tion" dans "notation". Elle est fermée quand elle se termine par une consonne prononcée : "ture" dans "lecture".
Une syllabe graphique se présente différemment. Cette syllabe est ouverte quand elle finit par une voyelle écrite, même non prononcée : "gue" dans "bègue". Mais elle est fermée quand elle se termine par une consonne écrite, prononcée ou non : "tit" dans "appétit". Dans l'orthographe officielle, les syllabes graphiques sont importantes pour placer les accents.

VOYELLE : une voyelle peut se prononcer seule, indépendamment d'une consonne (A par exemple), constitue donc éventuellement une syllabe à elle seule : A dans "acheter". Il existe une dizaine de voyelles en français, dont trois nasales : AN, ON, IN ou UN. Dans celles-ci, l'air s'échappe à la fois par la bouche et le nez. Pour les autres, c'est uniquement par la bouche : voyelles orales.

CONSONNE : une consonne ne se prononce qu'en association avec une voyelle, ne peut donc constituer une syllabe à elle seule. Lorsque vous dites "la lettre B", vous prononcez BÉ cette lettre. On distingue une vingtaine de consonnes en français. Il existe sinon trois semi-voyelles : Y (yoga, liane, piller), W (watt, oui, loi) et U (nuit, buée). Pour U, remarquons que c'est aussi une voyelle pure : "une". Les semi-voyelles sont désignées ainsi parce qu'elles s'articulent au même endroit de la bouche que les voyelles correspondantes. Mais ce sont en fait des consonnes, ne pouvant se prononcer indépendamment des voyelles.


LIAISON : certaines consonnes finales muettes se prononcent en liaison quand la lettre initiale du mot suivant est une voyelle. Exemple : "un petit homme", avec un H muet (non aspiré) n'empêchant pas la liaison. La liaison n'est pas toujours obligatoire, peut être facultative.

ÉLISION : dans l'élision, la voyelle finale (muette) est remplacée par une apostrophe : "l'homme".

DISJONCTION : la disjonction permet d'éviter des prononciations défectueuses. Le tréma et le H muet sont utilisés à cette fin, ainsi dans "haïr" et "trahir". Remarquons que le H en début de mot ne joue pas ce rôle, étant indifféremment muet (l'homme) ou aspiré (le héros). On ne peut donc savoir à priori s'il faut ou non faire la liaison : "l'homme" ou "le homme", "le héros" ou "l'héros" ? Au niveau phonique, la disjonction indique une diérèse, la conjonction une synérèse.


MOT : composante élémentaire d'une phrase. Les mots sont classés selon divers critères...
--- Les mots outils (grammaticaux) n'ont pas de valeur sémantique en eux-mêmes : déterminants, pronoms, adverbes, prépositions, conjonctions. Tel n'est pas le cas des noms, adjectifs et verbes.
--- L'invariabilité concerne les mots outils, sauf les déterminants et pronoms (variables). Les autres mots s'accordent : noms, adjectifs et verbes.
--- Les mots simples n'ont qu'une composante, les mots composés au moins deux : mots entiers, préfixes, mais pas suffixes (simples modulations). Ces composantes peuvent être disjointes comme locution (pomme de terre), liées par trait d'union (tire-bouchon) ou soudées : "déplacer", "psychologie", "portefeuille"... Le rapport sémantique entre le mot composé et ses composantes est plus ou moins étroit.

HOMONYME : mot différant d'un autre par le sens, mais identique à d'autres égards. Cela peut concerner la prononciation (mots homophones) : "ces, ses"... La graphie est sinon impliquée (mots homographes) : "les poules du couvent couvent"... À contrario, nous avons affaire à des mots hétérophones ou hétérographes.
--- Certains mots possédant divers sens (polysémie) ne sont pas distingués, bien qu'ils relèvent du même genre (féminin ou masculin) : "adresse", "vol"... D'autres admettent diverses graphies, bien que leurs sens soient identiques (monosémie) : "clef, clé"...

DÉSINENCE : variation grammaticale d'un mot (accords). Elle comprend les déclinaisons (noms, adjectifs) et les conjugaisons (verbes). Déclinaisons : genre (féminin, pluriel) et nombre (singulier, pluriel). Conjugaisons : nombre (singulier, pluriel) et personne (1re, 2e, 3e).


DIGRAMME / TRIGRAMME : graphème (supra) comportant deux ou trois lettres. Exemples : AU dans "paume" (digramme), EAU dans "bateau" (trigramme).

VALEUR POSITIONNELLE : certains graphèmes (supra) ne prennent leur signification phonique qu'en fonction de leur position. Exemple : C devant telle ou telle voyelle (carte, cela).

SIGNE DIACRITIQUE : accents aigu, grave, circonflexe + tréma + cédille.


LETTRE MUETTE : lettre ne se prononçant pas. Ces lettres sont très nombreuses dans l'orthographe française : toutes les lettres hors-système, une partie des morphogrammes et logogrammes (supra). Signalons le cas particulier du E muet (ou caduc) en fin de mot, signifiant que la consonne précédente doit être prononcée : "conte". Cette lettre E muette peut aussi se trouver à l'intérieur du mot : "boulevard"...

LETTRE LONGUE : à hampe (b, d, f, h, k, l, t) ou jambage (g, j, p, q, y). Dans l'écriture manuscrite, il faut y ajouter Z (jambage) et la lettre F comporte aussi un jambage. Les autres lettres sont dites courtes.

INITIALE / FINALE : première et dernière lettres d'un mot.


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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 27 Fév 2013, 16:08 
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Liste des archiphonèmes français




Si l'on recherche une orthographe essentiellement phonétique, le lexique précédent nous intéresse surtout pour l'archiphonème et l'archigraphème. Il faudra établir la liste des archiphonèmes français, puis déterminer les archigraphèmes correspondants.

Après avoir bien étudié le livre de Nina Catach déjà cité et procédé à quelques regroupements, j'en suis venu à la conclusion qu'il existe précisément 30 archiphonèmes français : 20 consonnes et 10 voyelles. Je n'ai pas spécialement recherché des chiffres ronds, mais c'est ainsi !

Voici la liste de ces 30 archiphonèmes, en distinguant donc les voyelles et les consonnes. Je les ai numéroté à tout hasard, choisi aussi une lettre ou un digramme pour caractériser chacun en première approximation. Cela ne préjuge pas mes choix pour les archigraphèmes correspondants. J'aurais pu bien sûr utiliser les caractères de l'Alphabet Phonétique International (API), mais ils ne sont pas faciles à reproduire et difficilement compréhensibles.


LES 10 VOYELLES FRANÇAISES


1) Voyelle A – L'API distingue deux phonèmes en relation avec cette voyelle, ceux que l'on peut entendre respectivement dans les mots "cave" et "vase". Mais ces phonèmes font partie du même archiphonème, leur distinction étant peu sensible à l'écoute.

2) Voyelle E – Trois phonèmes sont concernés pour l'API : "peuple", "émeute", "me". Mais c'est le même archiphonème.

3) Voyelle É – Deux phonèmes pour l'API : celui de "année" (accent aigu) d'une part, celui de "poète" (accent grave), "bec", "peigne", "aime" d'autre part. Mais aucune différence significative à l'écoute : même archiphonème. Que vous prononciez "et" comme É ou È n'a vraiment aucune importance !

4) Voyelle I – Exemple : "ville". Un seul phonème pour l'API, et un seul archiphonème aussi.

5) Voyelle O – Deux phonèmes pour l'API : celui de "robe" d'une part, celui de "aube" et "pôle" d'autre part = un archiphonème seulement.

6) Voyelle U – Phonème API : "mur", "eut" = un archiphonème. Nous verrons plus loin que cette voyelle U peut aussi être une consonne (24).

7) Voyelle AN – Phonème API : "ange", "ennui" = un archiphonème.

8) Voyelle IN – Deux phonèmes pour l'API : celui de "limbe" et "main" d'une part, celui de "brun" d'autre part. Leur distinction n'étant pas évidente à l'écoute, nous en faisons un seul archiphonème.

9) Voyelle ON – Phonème API : "ongle" = un archiphonème.

10) Voyelle OU – Phonème API : "outil" = un archiphonème.


LES 20 CONSONNES FRANÇAISES


11) Consonne B – Phonème API : "beau" = un archiphonème.

12) Consonne D – Phonème API : "dalle" = un archiphonème.

13) Consonne F – Phonème API : "fable", "pharmacie" = un archiphonème.

14) Consonne G – Phonème API : "garder", "guêpe" = un archiphonème.

15) Consonne J – Phonème API : "jeu", "géant" = un archiphonème.

16) Consonne K – Phonème API : "kilo", "carte", "quatre", "chlore" = un archiphonème.

17) Consonne L – Phonème API : "lame" = un archiphonème.

18) Consonne M – Phonème API : "mot" = un archiphonème.

19) Consonne N – Phonème API : "neuf" = un archiphonème.

20) Consonne P – Phonème API : "port" = un archiphonème.

21) Consonne R – Phonème API : "rare" = un archiphonème.

22) Consonne S – Phonème API : "savant", "insanité", "assaut", "cela", "façon" = un archiphonème.

23) Consonne T – Phonème API : "train" = un archiphonème.

24) Consonne U – Phonème API : "lui", "buée", "sua" = un archiphonème. Comparer avec l'archiphonème 26 : "louis" : un Espagnol prononcera "lui" comme "louis". Remarquons par ailleurs que la consonne U est aussi une voyelle (6).

25) Consonne V – Phonème API : "voir", "wagon" = un archiphonème.

26) Consonne W – Phonème API : "watt", "moi", "squale", "louis" = un archiphonème. Comparer "louis" avec l'archiphonème 24 : "lui".

27) Consonne Y – Phonème API : "yeux", "lieu", "piller". J'y rajoute le phonème GN de l'API dans "ognon" (onyon). Dans tous les cas, un seul archiphonème.

28) Consonne Z – Phonème API : "zéro", "rasade" = un archiphonème.

29) Consonne CH – Phonème API : "char" = un archiphonème.

30) Consonne JH – Phonème API : "jota", "azulejo", "mudéjar", "khamsin". Ces quatre mots d'origine espagnole sont seuls concernés en français. Provisoirement, j'ai adopté le digramme JH pour désigner la consonne en question. C'est en tout cas un archiphonème.

On pourrait aussi penser aux mots d'origine anglaise se terminant par ING : "parking"... Mais il ne s'agit pas d'un phonème pour moi, encore moins d'un archiphonème. En effet, nous pourrions rajouter une voyelle à la fin, A par exemple : "parkinga". La seule différence est qu'il existe implicitement un E muet à la fin de "parking", exactement comme dans "conte".


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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 27 Fév 2013, 16:09 
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Choix des archigraphèmes français




J'ai finalement retenu 30 archiphonèmes dans la liste précédente, alors qu'il n'existe que 26 lettres en français. Comment faire pour résoudre ce hiatus ? Deux solutions sont envisageables :

1) On peut d'abord utiliser des signes diacritiques. Les accents circonflexes se remarquent bien, les accents aigus et graves moins, les trémas en dernier. Il faudra aussi tenir compte des problèmes de saisie au clavier, en particulier sous Windows : un système d'exploitation beaucoup plus courant que Mac ou Linux. Les lettres avec signes diacritiques ne devront pas en effet être cherchées parmi les "Caractères spéciaux".

2) Mais les digrammes sont aussi possibles : AN, CH... Il faudra cependant considérer que la valeur phonique de certains digrammes est affectée par leur position. Par exemple, AN dans "anémie" (avant voyelle) et "ancre" (avant consonne).

Les lettres, signes diacritiques ou digrammes choisis pour chaque archiphonème ne doivent de toute façon pas être trop rares ou ressentis comme étrangers par les lecteurs : K, W, X... Si une réforme orthographique est surtout utile aux scripteurs, il faut en effet tenir compte du fait qu'on lit généralement beaucoup plus qu'on écrit. En première approximation, il vaut donc mieux retenir plutôt les combinaisons les plus fréquentes entre les archiphonèmes et les archigraphèmes. Elles sont indiquées par Nina CATACH dans "L'orthographe française", éditions Armand Colin, pages 10-15.

Le choix des archigraphèmes doit par ailleurs se faire sur les bases suivantes :

A) Un archiphonème = un seul archigraphème.

B) Un archigraphème = un seul archiphonème.

Dans les faits, nous verrons que l'équivalence A ne pourra pas être toujours appliquée. Mais il faudra surtout faire attention que l'équivalence B soit respectée. En effet, si la transgression de l'équivalence A complique l'application du principe phonétique, la violation de l'équivalence B contredit radicalement ce même principe.

Voici maintenant les archigraphèmes que j'ai choisi pour transcrire les archiphonèmes, en reprenant ma liste précédente. Nous en discuterons ensuite...


LES 10 VOYELLES FRANÇAISES


1) Voyelle A – La lettre A (92 % de fréquence) est bien sûr la plus évidente comme archigraphème. Mais il faudra ensuite faire attention au digramme AN s'il est choisi comme archigraphème (7).

2) Voyelle E – On peut ici hésiter entre la lettre E et le digramme EU. Personnellement, je choisis EU comme archigraphème. En effet, pour les raisons indiquées plus loin, je suis partisan d'indiquer le E muet en fin de mot, cela par la lettre E : "conte"... Le choix du digramme EU permet ainsi de bien établir quand la lettre E doit être prononcée ou non, indépendamment de sa position dans un mot. Si "cheveu" était écrit comme "cheve", on pourrait alors croire que le E final ne se prononce pas, comme celui de "conte". Mais avec "cheuveu", aucune erreur possible !

3) Voyelle É – Nous avons grosso modo le choix entre les lettres É, È et Ê, les digrammes AI et EI. J'écarte ces digrammes, car ils ne sont pas les plus utilisés pour transcrire la voyelle en question : 30 % au plus. La lettre Ê (accent circonflexe) n'est utilisée qu'à hauteur de 2 % seulement, nécessite aussi la frappe de deux touches au clavier (minuscule). Les lettres É et È sont en fait les plus fréquentes, peuvent aussi être saisies directement au clavier comme minuscules. Je choisis personnellement È (accent grave), bien qu'il soit moins courant que É (accent aigu). En effet, la majuscule È peut être tapée au clavier sous Windows : touches Alt Gr, 7 et E (majuscule). Il faudrait par contre rechercher la majuscule É parmi les "Caractères spéciaux".

4) Voyelle I – Choisissons bien sûr la lettre I, atteignant 99 % de fréquence ! Mais il faudra ensuite faire attention au digramme IN s'il est choisi comme archigraphème (8).

5) Voyelle O – Nous avons le choix entre la lettre O (75 %), le digramme AU (21 %), le trigramme EAU (3 %) et quelques sous-graphèmes très rares : Ô (accent circonflexe), U (rhum)... Vu sa fréquence, choisissons la lettre O. Mais il faudra prendre garde au digramme ON s'ils est choisi comme archigraphème (9).

6) Voyelle U – La lettre U s'impose bien sûr, avec une fréquence frôlant 100 % ! Mais il faudra faire attention au digramme UN s'ils est choisi comme archigraphème (8). Et se pose aussi le cas de la consonne U (24).

7) Voyelle AN – Nous avons grosso modo le choix entre les digrammes AN (44 %) et EN (47 %), très proches en fréquence. Le digramme EN est ambigu, recouvrant des prononciations différentes : "enfant", "chien", "spécimen", "ils chantent"... Ce digramme enfreint donc notre équivalence B : un archigraphème = un seul archiphonème. Dans ces conditions, le digramme AN semble préférable. Mais sa valeur phonique dépendra de sa position, selon qu'il soit suivi par une consonne (ancre), une voyelle prononcée (anémone) ou muette (cane).

8) Voyelle IN – Les digrammes IN et UN se disputent ici nos faveurs ! À la réflexion, je pense que IN est préférable. Pour anticiper, je préconise en effet le digramme GU pour transcrire la consonne G devant cette voyelle IN ou UN (14). Si nous choisissions UN, il faudrait alors écrire "gain" comme "guun". Avec IN, nous l'écrirons par contre "guin". Cela évite le voisinage malencontreux de deux U ! La valeur phonique de IN dépend par ailleurs de sa position, selon qu'il soit suivi par une consonne (indécision), une voyelle prononcée (inaudible) ou muette (mine).

9) Voyelle ON – Le digramme ON s'impose bien sûr, compte tenu de sa fréquence (92 %) ! Mais sa valeur phonique dépendra de sa position, selon qu'il soit suivi par une consonne (onde), une voyelle prononcée (onomastique) ou muette (aumone).

10) Voyelle OU – Ce sera bien sûr le digramme OU, avec 98 % de fréquence ! Remarquons toutefois les risques de confusion dans ces trois mots : "cohu" (sans E final), "scapulohuméral" et "tohu-bohu", devenant alors respectivement "cou", "scapulouméral" et "tou-bou" ! Nous pouvons bien sûr maintenir les H disjoncteurs dans ces trois mots ou placer des trémas : "coü", "scapuloüméral", "toü-boü". Je reviendrai sur le problème des disjonctions après avoir fini cette liste. Et par ailleurs, il faudra faire attention au digramme OU s'il est choisi comme archigraphème pour la consonne W (26).


LES 20 CONSONNES FRANÇAISES


11) Consonne B – La lettre B est choisie sans conteste, avec presque 100 % de fréquence !

12) Consonne D – La lettre D remporte la palme, frôlant là aussi 100 % de fréquence.

13) Consonne F – 95 % pour la lettre F (choisie), 5 % seulement pour le digramme PH.

14) Consonne G – La lettre G et le digramme GU se disputent nos faveurs. Pour moi, il faut retenir les deux pour ne pas faire de jaloux ! Le digramme GU s'impose devant les voyelles EU (2), È (3), I (4) et IN (8), déjà choisies comme archigraphèmes. Si nous choisissions la lettre G pour l'une ou l'autre de ces voyelles, le lecteur ferait en effet des confusions. Il lirait par exemple "longe" (adjectif) comme "longe" (verbe) : "longue" s'impose donc ici. Pour toutes les autres voyelles, la lettre G sera par contre utilisée. On écrira ainsi "garde" comme d'habitude : "guarde" provoquerait une confusion avec la consonne U (24).

15) Consonne J – La lettre J (49 %) et le digramme GE (51 %) sont en compétition. Je choisis J sans hésitation. Une lettre est en effet préférable à un digramme. La lettre G (de GE) est aussi déjà beaucoup utilisée pour la consonne précédente (14).

16) Consonne K – La lettre C et le digramme QU dominent presque exclusivement (98 %), sans que leurs fréquences soient distinguées par Catach. Les lettres Q et K se partagent l'essentiel des 2 % restants. Je ne retiens pas la lettre C, car elle provoquerait des confusions chez le lecteur : "que" changé en "ce"... La lettre K ne présente pas cet inconvénient, mais elle est vraiment rare, ressentie aussi comme étrangère. Le digramme QU parait finalement le mieux adapté, mais à condition de le simplifier pour en faire une lettre (Q).

17) Consonne L – Compte tenu de sa fréquence (presque 100 %), la lettre L est bien sûr choisie.

18) Consonne M – Là aussi, aucune hésitation possible : M est choisi.

19) Consonne N – Pas de problème là non plus : N est seul en lice. Je préconise aussi son extension aux dépens du digramme GN : "ognon" sera ainsi transcrit "onyon". Il en sera question pour la consonne Y (27).

20) Consonne P – Avec sa fréquence quasi exclusive (presque 100 %), P est bien sûr choisi.

21) Consonne R – Même cas que précédemment : R remporte la palme !

22) Consonne S – Elle est transcrite à 69 % par la lettre S et le digramme SS, à 26 % par la lettre C (selon sa position) et son homologue Ç (cédille). La lettre C ne me parait pas un bon choix, sa valeur phonique variant trop selon sa position. Ce n'est pas le cas de Ç, mais la cédille se remarque peu (en dessous de la ligne). En plus, il faut faire appel aux caractères spéciaux pour taper Ç majuscule. Pour ne pas perturber les lecteurs, je choisis donc la lettre S et le digramme SS dans leurs positions habituelles. Si S était seul choisi, "assaut" changé en "aso" serait lu "azo" ! Et avec le digramme SS retenu uniquement, l'orthographe serait très surchargée : "sscripteur", "miassme"...

23) Consonne T – Avec une fréquence quasi exclusive (99 %), T est bien sûr choisi.

24) Consonne U – Cette consonne est rendue exclusivement par la lettre U (lui, buée, sua), utilisée par ailleurs comme voyelle (6). Difficile de ne pas la retenir dans ces conditions ! Il faudra alors tenir compte de sa position pour ne pas confondre cette consonne avec la voyelle homonyme. La lettre U suivie d'une voyelle est en principe une consonne, mais il existe quelques exceptions : "nuage"... Il faudrait alors les signaler par un tréma ou un H muet. J'y reviendrai après cette liste.

25) Consonne V – Elle est rendue à 99 % par V, le reste par W (wagon) : V est choisi bien sûr !

26) Consonne W – Elle est indiquée très généralement par le digramme OI (loi, moi) et le trigramme OIN (loin, moins), parfois par OU suivi d'une voyelle (loué), les lettres U (jaguar) et W (watt), plus quelques cas spéciaux. Difficile de s'y retrouver ! Je ne retiens pas OI et OIN, car ne s'appliquant pas à toutes les situations : "loué", par exemple. La lettre U ne me semble pas convenir, en raison des confusions possibles avec la lettre U : voyelle (6) et consonne (24). Le digramme OU (+ voyelle) peut provoquer des prononciations défectueuses, par exemple "trois" transcrit en "troua", "roi" devenant "roua", "loi" modifié en "loua", "boueuse" que l'on pourrait prononcer d'une seule traite... Cela dit, nous pourrions utiliser des trémas ou des H muets (infra) pour marquer la disjonction et éviter toute confusion avec la voyelle OU (10) : "trouä", "rouä" et "louä" (verbes), "bouëuse" (adjectif). Mais "trois", "roi" et "loi" écrits comme "troua", "roua" et "loua" risquent en tout cas d'être lus d'abord comme des verbes, même si les choses sont ensuite rétablies. Je choisis donc finalement la lettre W, quasiment non ambigüe sauf exception (wagon), bien qu'elle soit rare et ressentie comme étrangère (anglaise).

27) Consonne Y – Elle est transcrite à 86 % par la lettre I (pied), à 10 % par le digramme IL (rail) ou le trigramme ILL (raille), à 3 % par la lettre Y (payer), sans compter le digramme GN : "ognon", comme "onyon". La lettre I risque de provoquer des confusions avec la voyelle I (4), n'est de toute façon pas adaptée à tous les cas. Le digramme IL et le trigramme ILL ne peuvent non plus couvrir toutes les situations, par exemple "pied". Le digramme GN n'est pas concevable sans l'archiphonème N (19), comme on vient de le voir. Il ne reste donc plus que la lettre Y, non ambigüe sauf exception (style), bien qu'elle soit assez rare.

28) Consonne Z – Elle est transcrite à 90 % par S intervocalique (rasade), à 10 % par Z (zéro), sans compter quelques cas spéciaux : "deuxième", "mezzanine"... Je déconseille S malgré sa fréquence. Cette lettre est en effet déjà retenue pour une autre consonne (22). Même s'il n'y a pas d'ambigüité possible en considérant sa position, cela provoquerait une surcharge. Il faut en en plus considérer que S sera peut-être retenu pour indiquer le pluriel muet. Dans ces conditions, Z fera l'affaire.

29) Consonne CH – Le digramme CH transcrit à 99 % au moins cette consonne. Pour le reste, il s'agit du trigramme SCH (schéma). Pas d'hésitation alors : CH est retenu !

30) Consonne JH – Je rappelle qu'elle ne concerne que quatre mots d'origine espagnole : "jota", "azulejo", "mudéjar", "khamsin". Le digramme JH me parait convenir, même s'il n'est pas très parlant au lecteur. La lettre H, combinée à J, suggèrera seulement que la prononciation est particulière ici. J'écrirai donc "jhota", "azoulèjho", "moudèjhare", "jhamsine", en intégrant mes propositions antérieures et le E muet final (infra).


Dernière édision par Spalding le 01 Mar 2013, 15:07, édité 13 foi o total.

Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 27 Fév 2013, 16:09 
Hor-ligne

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Conclusion provisoire et compléments




RÉCAPITULATION DES ARCHIGRAPHÈMES


Suite au message précédent, voici donc ma liste finale des archigraphèmes retenus, par ordre alphabétique :

VOYELLES -------- A --- AN --- È --- EU --- I --- IN --- O --- ON --- OU --- U

CONSONNES ------ B --- CH --- D --- F --- G + GU --- J --- JH --- L --- M --- N

---------------------- P --- Q --- R --- S + SS --- T --- U --- V --- W --- Y --- Z

Cela fait 32 archigraphèmes pour 30 archiphonèmes : un rapport raisonnable, encore meilleur que celui de l'espagnol (29 pour 25) ! Je n'ai pu arriver à 30 pour 30, car il se serait alors produit des confusions à la lecture : voir les archiphonèmes 14 et 22 dans la liste précédente. Si une réforme orthographique est d'abord conçue pour faciliter la tâche du scripteur, il ne faut en effet pas oublier qu'il écrit d'abord pour être lu ! Et on lit d'ailleurs généralement beaucoup plus qu'on écrit.

Mon équivalence "un archiphonème = un seul archigraphème" (A) n'est donc pas intégralement respectée. Cela complique un peu l'application du principe phonétique, sans pour autant le transgresser.

Par contre, l'équivalence "un archigraphème = un seul archiphonème" (B) est suivie à la lettre. C'est le plus important, la transgression de cette équivalence contredisant radicalement le principe phonétique. Remarquons toutefois que deux archigraphèmes sont identiques : la lettre U, voyelle (6) et consonne (24). Je n'ai pu l'éviter, mais leurs valeurs phoniques sont alors indiquées par leurs positions dans le mot : aucun risque de confusion !


LES DISJONCTIONS ET LIAISONS


Les disjonctions ont déjà été envisagées à propos des archiphonèmes 10 et 24. Elles sont marquées en français par un tréma ou un H muet, mais de manière très incohérente : "haïr", mais "trahir".

Pour les disjonctions situées à l'intérieur des mots, je propose de généraliser les trémas. Ils sont quand même moins tape-à-l'œil que les H muets, n'interrompent donc pas trop le cours de la lecture. Pour l'archiphonème 10, on écrira par exemple "toü-boü". Pour l'archiphonème 24, ce sera "nuäje". Remarquez que je remplace ici G par J (15).

Par ailleurs, il faudra mettre des trémas partout où cela s'impose pour éviter une prononciation défectueuse, en tenant compte des habitudes engendrées par l'orthographe officielle. Nous pourrions par exemple écrire "trahir" comme "trair", tenant compte du fait que A et I se prononcent séparément d'après mes propositions. Mais la plupart des gens liraient alors "traire" ! Il vaut donc mieux mettre un tréma dans ce mot : "traïr".

Les H disjoncteurs s'imposent par contre en début de mot. Ils ne seront alors pas muets, mais au contraire aspirés. On écrira par exemple "lès omes", mais "lès hèros". Bien sûr, les trémas pourraient aussi être utilisés. Reconnaissez pourtant que "lès ëros" passent moins bien que "lès hèros" ! En effet, l'accent grave (selon ma proposition) ne peut plus être mis. Et pourquoi aussi trop dépayser les lecteurs quand c'est inutile ?

Et pour indiquer les liaisons en fin de mot, rien de plus simple ! Il suffit de suffixer la bonne lettre. Vous écrirez par exemple "un peti meuble", sans T à la fin de "peti". Mais ce sera "un petit arbre" (avec T).


LES VOYELLES MUETTES FINALES


Je suis partisan d'indiquer systématiquement les voyelles muettes (E) en fin de mot. Elles signifient alors que la consonne précédente doit être prononcée. Bien sûr, on pourrait s'en passer à la rigueur. Mais cela provoquera des confusions chez les lecteurs, même temporaires. Si vous écrivez par exemple "trone" comme "tron", les gens penseront spontanément à un arbre. Si vous écrivez "don" pour "done", on pensera aussi d'abord au nom, pas au verbe. De même, "un" censé désigner "une" sera bien plutôt compris comme "un". Ainsi de suite... Par ailleurs, les voyelles muettes en fin de mot seront utiles si nous indiquons les pluriels muets : "sardines" fait quand même mieux que "sardins", "masses" que "masss" (trois S) !


Bon, j'en ai suffisamment dit pour le moment ! Vous pouvez discuter mes propositions. Je passerai ensuite au problème des mots homophones et des accords muets... ;)


Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 01 Mar 2013, 09:28 
Hor-ligne

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Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 01 Mar 2013, 13:22 
Hor-ligne
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D'entré de jeu je salu çète propozion qi m'aparè assé bièn construite.

Le choi de reprézenté dè-z archiphonème è heureu. Tro de réformateur tente de colé de tro près lè son, çe qi déclanche otomatiqemen la qerèle dè-z acçen. Penson juste o projè Alfograf… ;-) D'un otre coté à tro confondre on risqe de pèrdre en lizibilité à à multiplié indumen lè-z omonime.

Çète propozision, trè valable à mon avi, à sensiblemen lè mème qalité é lè mème défo qe la norme Ortograf… san lè tolérançe.

Cèrtin choi par contre me lèsse dubitatif:

Le 'eu' o lieu du 'e' qi alonje le tèxte é le ren moin lizible selon moi: Ex. 'S'il reudeumande leu reumède, il seu leu reufeura reufuzé '.

Vou rézèrvé le 'e' pour çe q'on di à Paris ètre un son muè. Il serè plu juste de parlé du 'e' discrè, leqèl peu-t ètre brèf à Marseille, Genève ou Montréal, et ètre pratiqemen muè à Paris.

Confondé-vou la voiyèl de 'brin' é de 'brun'? Je ne le voi pa clèremen spéçifié. Dè gran pan de la francofoni fon toujour çèt distincsion.

Je ne conpren pa la dificulté de fèr aparètre le 'ç' sur mon clavié (canadièn françè). Peu-t ètre q'il vou fodrè pluto une réforme du clavié dan çe ca préçi. ;-)

Vou mentioné le Q dan le récapitulatif mè n'è pa spécifié otre par.

Je constate à regrè qe votre propozision trène encore la gramère romane médiévale devenu étranjère (inodible) en françè, donc on demeure pri avèc dè lètre muète inprévizible pour qi ne conè qe la lang (oral).

Si j'é bièn conpri votre propozision, l'article 1 de la déclarasion dè droi de l'homme se lirè come sui:
Tou lès ètres umins nèsse libres é égos an dignité é an drwas. Ils son doués de rèzon é de konsianse é doive ajir les ins anvèr lès otres dans un èspri de fratèrnité.

En Ortograf «pur» ça done:
Tou lè ètre umin nès libr é égo an dignité é an drwa. Il son doué de rèzon é de konsians é doiv ajir lè-z un anvèr lè-z otre dan-z un èspri de fratèrnité.

En Ortograf, plus lè tolérançe, ça peu alé jusq'à:
Tou lè-z ètre humin nèsse libre é égo en dignité é en droi. Il son doué de rèzon é de consçiençe é doive ajir le-z un envèr lè-z otre dan-z un èspri de fratèrnité.

Alor q'è-çe qi è le mieu? :?


Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 01 Mar 2013, 14:34 
Hor-ligne

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Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 02 Mar 2013, 10:46 
Hor-ligne
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Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 02 Mar 2013, 10:56 
Hor-ligne

Inscri le: 24 Juiy 2012, 04:32
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@ Gugenheim

Voilà ce petit malentendu levé ! Je pense sinon que le plus intéressant jusqu'à présent dans ce sujet est ma liste exhaustive des 30 archiphonèmes du français : 10 voyelles et 20 consonnes. Cela fournit une bonne base de discussion, comme vous l'avez signalé.

Mes archigraphèmes choisis sont par ailleurs globalement défendables. Mais je n'en suis quand même pas vraiment satisfait, allez savoir pourquoi... Pour l'instant, je ne peux en tout cas pas faire mieux !

Je vous laisse donc poursuivre la discussion sur les bases purement phonétiques de ce projet. J'envisagerai ensuite le problème des mots homophones et des accords muets. Ce sera d'ailleurs assez rapide...

À bientôt donc ! ;)


Ho
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 Sujè du méssaje: Re: 1) Premier projet : une réforme RADICALE
MéssajePublié: 02 Mar 2013, 12:53 
Hor-ligne

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méssaje: 154
Kom j'é déja di: un dialog de sour.

Seulman deu-zègzanpl:
*** spalding désid d'ékrir le "e" diskrè: EU. On lui répon k'il fè une analiz pour le mouin kontèstabl par rapor o varyant du "e" é de l'otr vouayèl "eu". Sa répons? Ke Nina Catach a fè la mèm analiz ke lui. On lui èksplik ke son choua kondui otomatikman a l'abérasyon d'un anploua èksèsif de son digram, kom dan la fraz de gugenheim: 'S'il reudeumande leu reumède, il seu leu reufeura reufuzé ' ou a dé konfuzyon é un vrè ralantisman a la lèktur (Vou parlé deu deu deumwasèl?' [Vous parlez de deux demoiselles?]). Mè spalding kanp sur sa pozisyon.

*** Une semi-vouayèl n'è, par définisyon déja, ni une vouayèl ni une konsone. Puis ke le Grévisse lé fè aparètr dan le tablo dé konsone, sé son antre vouayèl é konsone devyèn pour spalding osi une konsone. Déja lojikman, s'è-t abéran: s'il saji d'une konsone, k'è-s ke s'è alor, une semi-konsone, ki é-t an mèm tan une semi-vouayèl?

Lé deu-z ègzanpl montr ke spalding èm suivr lé-z "otorité" san-z avouar l'èr de voulouar réfléchir pour savouar s'il peuv se tronpé ou si l'on peu fèr otreman.
Domaj, kar kom le démontr son choua du EU é du W, se n'è pa kom sa k'il va arivé a un kod satisfezan, konvinkan é pa tro difisilman aksèptabl.


Ho
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Tradui par Louis Gugenheim